Sur ce blog, vous trouverez des billets sur les livres que j'ai aimé, les films qui m'ont marqué, les musiques qui me font réver, mes séries préférées et autres actualités culturelles que je souhaite partager.
Un peu d'électro pour revenir de vacances et se remettre dans le bain (ou pour ceux qui y vont !)avec ce duo new-yorkais, dont (au moins) l'un des deux est toujours à la guitare, l'autre à la platine ou aux divers instruments. Des mélodies électros parfaites pour une ambiance festive et détendue, des fois entrainantes, des fois plus lentes mais toujours beaucoup plus réfléchies.
Depuis leur premier album sorti en 2004, trois autres sont sortis, mon préféré étant Classics sorti en 2006.
Vue en concert à Strasbourg à l’automne 2011, le groupe ne manque pas d’imagination pour mettre en avant sa musique, les décors sont très travaillés, des visuels passent en continu, aussi bien des images que des clips, chaque musique est introduite par des sons piochés à droite et à gauche, les éclairages sont parfaits. Un groupe qui sait l’importance du contexte et de la mise en ambiance dans un concert, et cela, loin d’être superflu ou kitch comme cela pourrait l'être, était parfaitement réussi et le public était conquis.
Dernier billet avant deux semaines de vacances! Toutefois, pendant que je serai en train d'explorer une jolie île de la Méditérannée, voici des idées d'évènements sympas à
voir sur Strasbourg en juin.
Le festival Contre-temps
du 6 au 17 juin, avec des concerts électros, des scènes grooves,
des rencontres, des expositions d'art de la rue, notamment l'expo « sans conservateur » à la meinau où vous pourrez voir des graffeurs en pleine action et contempler de grandes fresques sur les murs d'une ancienne usine.
Le Quai aux livres à Strasbourg : les 16 et 17 juin, les bouquinistes proposeront des vieux livres le long
du quai Dietrich, intéressant si vous êtes à la recherche de raretés!
Fous d'images du 1er au 17 juin, avec des expositions, des ateliers et des conférences dans les médiathèques et musées de la Communauté Urbaine de Strasbourg autour de l'illustration, de la photo, des bandes-dessinées et mangas.
A voir notamment à la médiathèque Malraux l'exposition La Fabrique de l'artiste - bricoleur - illustrateur Christian Voltz, qui fait preuve d'une grande imagination en réalisant à partir d'objets récupérés des personnages loufoques et poétiques et des installations originales
A voir encore l'expo Mignon
mais pas trop au centre d'illustration de la médiathèque
Malraux, L'abécédaire de la colère à la médiathèque Olympe de
Gouges, L'album ornithologique à la médiathèque
Sud et de nombreuses autres !
Vous pourrez rencontrer près de 80 auteurs et dessinateurs de BD, découvrir des expositions ou participer à des ateliers de dessin. Cette année le pays invité est l'Allemagne et une dizaine de dessinateurs allemands viendront spécialement pour l'occasion.
Un peu de théâtre avec le festival Premières, jeunes metteurs en scène européens qui a lieu du 7 au 10 juin au TNS et au Maillon. Ces rencontres autour du théâtre proposent 4 jours de marathon théâtral, 9 spectacles, 22 représentations...
Voici donc de quoi passer de bons week-end de juin dans la région. A très bientôt!
Si vous avez envie de vous détendre, vous plonger
dans vos pensées, ou simplement d'apprécier une belle voix, je vous conseille de vous (re)plonger vous dans les disques de Lhasa, jeune chanteuse mexico -
américaine malheureusement décédée en 2010 des suites d'un cancer.
Elle aura laissé trois magnifiques albums,
profonds, poétiques, plein de mélancolie, où elle alterne aussi
bien les chansons en anglais, en espagnol et en français. Les mélodies oscillent entre les genres, entre blues, jazz et folk, toujours supplantées de sa jolie voix.
Quelques extraits de l'album The Living Road, qui est mon préféré :
Une chanson en français:
"La Confession"
Une chanson en anglais:
"Anywhere on this road"
et une en espagnol
version live acoustique de "La Frontera"
Toute sa biographie et sa discographie sont sur son site Internet.
et bien, je n'ai pas été déçue par
Moonrise Kingdom film où on retrouve l'univers particulier du cinéaste.
Bande-annonce:
On est en 1965, sur une île de la
Nouvelle-Angleterre, les paysages marins sont dignes d'une carte
postale, le filtre est légèrement jauni, voire flou, pour souligner
le regard nostalgique porté par Anderson sur ses personnages. Au début
du film, des scènes de vie familiale sont filmées les unes après
les autres pour s'en éloigner progressivement, comme s'il s'agissait
d'une pièce de théâtre, d'une maison de marionnettes... Un personnage ressemblant sensiblement au capitaine Cousteau fait des commentaires en aparté sur la géographie de l'île, l'environnement.On est entre le conte, le film d'animation, le documentaire et le film d'auteur.
Moonrise Kingdom c'est l'histoire de deux "pré-adolescents" qui décident de fuir pour vivre leur amour loin du
monde des adultes qu'ils ne comprennent et celui des enfants dont ils
ne font plus partis.
Sam, jeune scout débrouillard,
orphelin marginalisé, à la recherche d'aventures, rencontre Suzy,
jeune et jolie fille de bonne famille jugée dépressive par ses
parents, qui elle aussi recherche des repères.
Ensemble ils sont heureux, ils se sentent invulnérables et décident
de s'enfuir et de vivre leur propre aventure grâce à la
débrouillardise du jeune Sam. Mais ils ne cesseront d'être
poursuivis par les adultes. Une quête d'aventure, de
bonheur, un mélange de Tom Sawyer et de Guerre des boutons mais
avec davantage de justesse, un regard d'une grande tendresse sur l'enfance et la naissance du sentiment amoureux.
Le film est truffé de détails, le
look des deux enfants génial, les personnages des scouts très réussis,
un chaton qui devient vite la mascotte du film, des acteurs qui étonnent (Bruce Willis dans le rôle du policier d'une grande
sensibilité, excellent Bill Muray en père dépassé, Edward Norton en chef scout...)
De plus, les dialogues regorgent de poésie
et sont d'une grande intelligence.
Moonrise Kingdom c'est le triomphe d'une enfance où tout est
possible. Des thèmes sérieux (l'amour, l'amitié, l'abandon, la mort...) mais abordés avec un regard attendrissant par Anderson qui n'hésite pas à faire des situations initialement dramatiques des scènes exagérément décalées, voire drôles. A noter également une bande originale très réussie, la musique a une place importante tout au long du film, dès le début avec l'analyse d'un morceau de Benjamin Britten en passant par le disque préféré de Suzy, celui de Françoise Hardy...
Bref, on en ressort ravis.
On ne peut pas dire que ce soit vraiment un coup de cœur car je n'ai pas particulièrement adoré le Cosmopolis de Cronenberg mais celui-ci m'a tout de même touché par sa mise en scène,
ses seconds rôles épatants (génial Mathieu Almaric dans le rôle du
dingue, épatant Kevin Duran le garde du corps …) et certaines scènes remarquables (Robert Pattison la tête pleine de tarte à la crème, les discussions creuses entre Eric et son épouse barbie, l'obsession récurrente des rats, etc).
Eric - Robert Pattison - est un jeune trader désabusé, riche, marié à une jeune jolie et très riche héritière, il est
paranoïaque, hypocondriaque et égocentrique mais toujours en quête
de sensations fortes et de conquêtes féminines. La première
partie du film se déroule en forme de huis-clôt dans une limousine
hight tech, puisque Eric souhaite traverser la ville, bien qu'elle soit paralysée par des
manifestations et la venue du Président des USA, pour aller chez son coiffeur... Au cours de son trajet en limousine, Eric va rencontrer de nombreuses personnes avec qui il va avoir des discussions plus ou moins philosophiques sur son capital, l'économie, la société, le futur ...
Le rythme du film est très lent (contrairement à ce que peut laisser penser la bande-annonce), les discussions
souvent monotones -et des fois vraiment harassantes-, on palpe la crise
économique et sociale qui sévit à l’extérieur, même si le
personnage principal ne semble guère s'en soucier. Son équipe de
gardes du corps lui prédit une menace imminente sur sa personne mais sa seule priorité reste d'aller chez le coiffeur.
Au cours de sa journée, Eric se défait
progressivement de sa parano et de ses craintes comme il se défait de sa cravate ou sa veste
mais il s'avance ainsi vers une fin prévisible.
Un film sur le revers du capitalisme, une sorte de « fin du monde » des temps modernes.
Il faut tout de
même s'accrocher pour suivre ce film, je ne saurai vraiment le
conseiller, j'en ai simplement résumé les cotés intéressants, l'ensemble m'a quand même semblé un peu long, on se demande tout au long du film ou Cronenberg nous emmène, je m'attendais quand même à un peu plus de rebondissements.
Le
mieux est toutefois de s'en faire une idée par soi même!
Avec sa voix profonde et chaleureuse et sa guitare acoustique Alela Diane renouvelle la scène folk internationale. Elle a rencontré un grand succès lors de la sortie son premier album The Pirate's Gospel en 2007 et depuis, cette américaine de 29 ans a sorti deux nouveaux albums : To be still en 2009 et Alela Diane & Wild divine en 2011 aux influences pop, voire country plus marquées.
Sur scène (vue il y a quelques années à La Laiterie) elle est simple, jolie et rigolote et on se laisse vite fasciner par sa belle voix. En première partie, j'ai pu découvrir son amie chanteuse Mariée Sioux originaire de la même petite ville du Nevada !
De magnifiques chansons folk comme The Pirate's Gospel, Oh my mama ou encore The Rifle, permettent de rentrer dans son univers, de se perdre dans ses pensées...
J'aime !
The Pirate's Gospel :
Oh my mama:
The Rifle :
Alela Diane, The Pirate's gospel ,2007 To be still , 2009 Alela Diane & Wild divine, 2011
C'est l'histoire
d'Ali, trentenaire sans le sou et sans avenir qui déhambule avec son
fils de 5 ans, dont il peine à s'occuper. Il quitte une vie pour une
autre en se faisant héberger chez sa sœur à Nice. Il rencontre
Stéphanie lors d'une rixe dans la boite de nuit où il est videur.
Stéphanie est dresseuse d'orques dans un parc aquatique et sera
victime d'un accident qui lui coûtera ses jambes. Désespérée, elle
doit réapprendre à vivre autrement. Ces deux êtres perdus vont se
croiser, puis se recroiser, se chercher, s'entraider... Ali sera
présent pour elle, sans pitié, sans compassion, sans prendre de
gants. Enfin si, les gants il les prend pour la boxe, les combats
clandestins et ses combines foireuses...
Jacques Audiard a
fait un grand film sans mélo ni bons sentiments, un film sur la reconstruction de soi. Les plans sont magnifiques, les acteurs excellents : Marion Cotillard joue superbement bien, les effets
spéciaux sur les jambes atrophiées sont très réussis et
Matthias Schoenaerts est un acteur prometteur.
Comme dans Un Prophète, autre grand film de Jacques Audiard, on trouve dans De Rouille et d'Os des
personnages esquintés par la vie, du muscle, de la testotérone, la France
populaire, des problématiques sociales en toile de fonds...
Un film très réussi, en lice au festival de Cannes!